Jeudi 29 mars 2011
Vacances en famille !

Comme souvent, nous avons pris bien du retard dans la mise à jour de notre site…

Naissance de Raphaël, découverte du métier parfois ardu (surtout la nuit) de parent, visite des parents de Sandrine, voyage en Suisse, fêtes de fin d’années, reprise du boulot.

Et comme souvent, notre vie ressemble plus à un tourbillon dans lequel on se laisse entraîner…

Vous en apprendrez plus dans notre lettre circulaire qui est en cours d’écriture.

Pour l’instant, laissez nous vous raconter nos premières vacances en famille :

Le carnaval arrive ! Et pour le coup, nous avons deux jours de fériés. Impossible de rater une si belle occasion !

Vendredi matin, avant de partir au boulot, nous entassons dans le coffre des sacs en vrac avec quelques habits, une bouteille d’eau, un peu de pain, notre appareil photo et nous voilà prêt pour une nouvelle aventure.

Carnaval ici c’est un peu la folie. Souvenez-vous, notre première année, lorsque nous avions dansé à Oruro, devant plus de *** personnes… Et puis, c’est aussi à qui lancera la plus grosse bombe à eau et à qui prendra la cuite la plus mémorable.

Bref, cette ambiance festive, qui grouille de monde, de bousculades, de bombes à eau, ne nous tente pas trop cette année, encore moins avec un petit bout de 7 mois. Nous décidons donc de nous exiler du côté de Mizque, une province de Cochabamba, à 4 heures de route.

Mizque se situe dans le Valle Alto. Depuis Punata, il ne nous reste plus que 3 heures de route. Après le travail, nous partons donc à l’assaut de la campagne environnante. Après à peine 10 minutes, voilà que la route est bloquée ! Par une course de moto-cross qui va durer visiblement jusqu’au soir…

Oh ben non ! on ne va pas rebrousser chemin alors que nous ne sommes même pas encore partis !

Nous décidons de nous lancer dans les petits chemins de terre qui sillonnent les alentours en se disant qu’au détour d’une vache ou d’une poule, nous finirions bien par rejoindre le village d’Arani.

Bien vu ! Après tout de même 40 minutes de détour, nous voilà de l’autre côté de la course. On s’achète quelques empanadas et partons à l’assaut de la première montagne.

La route est pavée et magnifique. Nous grimpons sur la montagne, traversons de charmants villages en adobe, dont les couleurs rouges et ocres ressortent superbement sur le vert des champs et sous le bleu du ciel.

A force de grimper, nous atteignons un col à 4'000 mètres. Ici l’air est frais et on voit sur les quelques gens que nous croisons que la vie y est rude, battue par le vent, la terre aride.

Nous entamons en suite la descente. La route se change en chemin de terre et vu la taille du précipice sur notre gauche, nous sommes bien contents qu’il ne pleuve pas ! Sinon bonjour les dégâts !

Après trois heures, nous voyons au fond d’une cuvette un charmant petit village : Mizque, réputé pour son fromage, son miel et ses chirimoyas (un fruit exotique).

Nous trouvons une charmante auberge avec une patronne super sympa et déposons nos sacs avant d’aller casser la croûte.

L’ambiance est tranquille, le soleil se couche gentiment sur les routes en terre.

Le lendemain, nous partons en direction d’une cascade qui parait-il fait 120 mètres. Nous nous hésitons parfois à la croisée des chemins et revenons plusieurs fois en arrière, pour finalement arriver à la rivière. Nous arrêtons la voiture et partons à pied. On traverse des petits ruisseaux, mais malheureusement, à un endroit la rivière est haute, saison des pluies oblige, et on n’est  pas convaincu de la traverser avec le petit. Zut !

On repart donc sur nos traces. Sur le chemin du retour, on aperçoit une autre cascade, plus accessible, vu qu’on est sur le sommet. Hop, le petit sur le dos et en route. Après une jolie balade nous voilà au sommet de la cascade. Certes, elle n’est pas aussi grande que l’autre, mais nous avons une vue imprenable sur la vallée, la rivière, les enfants qui se baignent…




Ce week-end, c’est Carnaval. Ici tout est plus tranquille et bon enfant. Les enfants jouent avec les bombes à eau et leurs pistolets, mais nous laissent tranquille. Le samedi, c’est le jour du tournoi de foot. Chaque corps de métier du village forme son équipe et les parties se déroulent sur le terrain du village. Les perdants doivent ensuite se déguiser et faire le tour du village en chantant et tout le monde les arrose à grands coups de seaux d’eau. On observe tout ça depuis le balcon car Raphaël ne semble pas adepte de ce genre de choses et prend peur. Il commence même  à pleurer quand il voit son papa dans la rue se faire tremper J



Lundi, nous repartons pour Cochabamba. L’idée c’est de partir dès le réveil, pour pouvoir rentrer par le chemin des écoliers et profiter ainsi d’autres paysages. Jeremy part chercher la voiture. Malheureusement, impossible de l’allumer, la batterie est à plat… il va vérifier sous le capot mais laisse les clefs à l’intérieur et ferme la porte et hop ! verrouillage automatique…

Bien évidemment le lundi de Carnaval tout le village est sur la place à boire et fêter et personne pour nous aider… durant 3 heures, Jeremy tente d’ouvrir la porte et Sandrine sillonne le village à la recherche d’aide. Finalement un jeune arrive et après avoir massacré la portière. La voiture s’ouvre enfin. Reste à trouver quelqu’un pour la batterie et après encore une heure, on trouve enfin un type qui nous fait redémarrer tout ça avec des fils électriques.

C’est donc avec à peine 4 heures de retard sur le programme que nous prenons la route, qui s’avère magnifique également pour le retour et regagnons la maison.

 

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