Samedi 8 août
2009
Visites des missions jésuites
Au début du mois de juillet, juste après la rencontre des volontaires, nous avons profité des vacances scolaires pour aller nous aérer la tête du côté de Santa Cruz.
Nous avons quitté Cochabamba en début de soirée et avons atteint Santa Cruz au petit matin. A la descente du bus, nous sommes enveloppé par la chaleur et la moiteur, malgré l'heure et wouhaou... tout de suite ça sent les vacances !
Nous passons une nuit dans la ville, et profitons du dimanche pour aller au zoo et dès le lendemain, nous embarquons dans l'Express de l'Oriente, ou également connu sous le nom de "train de la mort". Mais pas de panique, ce surnom est surtout dû au fait qu'on sait quand on part, mais rarement quand on arrive.
Ce train est l'un des deux seuls de Bolivie, l'autre se trouvant du côté d'Oruro. L'Express de l'Oriente part de Santa Cruz et va jusqu'au Brésil.
Pour notre part, nous descendrons au premier arrêt, San José de Chiquitos, après 7 heures de voyage dans une chaleur étouffante et au travers de paysages magnifiques.
Nous sommes emballés par le petit village de San José, son marché de nuit qui sent bon les brochettes, ses rues en terre rouge, sa moiteur... On y restera trois jours, rien que pour profiter de changement de climat et d'ambiance. Sur la place, nous passerons des heures à admirer l'église des missions.
Nous sommes également très curieux des Mennonites qui
pullulent dans le coin. Il s'agit d'une communauté née à Zurich vers les années
1500. Ils sont issus du protestantisme et étaient dans les premiers
anabaptistes. Étant donné que c'était pas super bien vu à l'époque, ils sont
dispersé un peu partout de part le monde. Théoriquement, les Mennonites
travaillent de la terre et on refusé beaucoup de la technologie moderne, et le
devoir d'hospitalité serait une de leur priorité.
On a malheureusement pas eu l'occasion d'avoir de contacts avec eux, car ils
vivent en dehors des villages et quand ils y sont, ils sont toujours entre eux.
De plus, très peu parlent l'espagnol. Leur langue est un vieil allemand, mais
certains hommes connaissent l'espagnol, afin de pouvoir faire les courses,
prendre des bus... sinon, leurs contacts avec la population sont très limités.
Le plus surprenant est certainement leur habillement. Bon, déjà, ce sont tous
des blancs, et souvent, blonds aux yeux bleus, autant dire qu'ils ne passent pas
inaperçu.
Les hommes sont vêtus de salopette noire ou bleue, d'une chemise et coiffé d'une
casquette ou d'un chapeau de paille. Les femmes portent de longues robes noires
avec quelques motifs sobres, un foulard et un chapeau. Les bébés sont
emmaillotés dans des couvertures blanches et un bonnet pointu est vissé sur
leurs têtes. Bref, on a l'impression de faire un saut dans le temps rien que de
les regarder!
Nous n'avons malheureusement pas réussi à prendre de très bonnes photos, donc, nous en empruntons sur d'autres sites pour vous donner une idée: (Jordi Busqué : http://www.jordibusque.com/stories/MennoBolivia )
Après San José de Chiquitos, nous avons pris un bus pour San
Ignacio, la plus grandes des missions. Après l'ambiance tranquille de San José,
nous avions l'impression de nous retrouver dans une grande ville ! Nous décidons
donc de ne pas trop tarder dans le coin. L'après-midi, alors que nous buvions un
café, un gringo s'arrête à notre table, on se regarde... Patrick, un Autrichien
que nous avions rencontré à Runawasi, l'école de langues.
Nous passons donc la soirée avec lui et une de ses amies. Il travaille ici comme
professeur volontaire dans un internat.
Nous reprenons la route pour Concepción. Il fait couvert, mais tant mieux, les températures sont moins élevées et plus agréable pour le voyage. Mais lorsque nous arrivons à Concepción, le temps ne c'est toujours pas amélioré et nous faisons connaissance avec le surazo, un vent froid de Patagonie. Et pour être froid, il est froid... Nous sommes donc bien contents d'avoir nos vestes de Cochabamba.
Nous passons quelques jours à Concepción, où nous profitons de l'ambiance calme du village et de sa magnifique église. Enfin, ici il s'agit même d'une cathédrale.
Nous passons aussi quelques agréables journées à San Javier, où une fois de plus, le calme, l'église, les gens, nous charment.
De San Javier, nous prenons un bus pour retourner sur Santa
Cruz. Mais nous ne voulons pas trop rester dans la ville, car la grippe porcine
rend les gens un peu fous et tout le monde se promène avec son masque, les
restaurants et les cinés sont fermés, bref, l'ambiance est à la paranoïa.
Nous enchainons donc avec un taxi collectif en direction de Buena Vista. C'est
ici que se trouve la fameuse fromagerie suisse. Elle est située à 8 km du
village et nous n'aurons pas l'occasion de la visiter cette fois-ci, mais ce
n'est que partie remise. Par contre, son propriétaire et également celui d'un
restaurant sur la place et nous pourrons ainsi passer commander d'un bon kilo de
fromage à raclette et de reblochon. Miam !
Et puis, toutes les bonnes choses ont une fin, il nous faut reprendre le chemin de la maison. Buena Vista se trouve à 2 heures de route de Santa Cruz en direction de Cochabamba. Afin de nous éviter les aller et retours, nous prenons notre sac et allons nous poster au bord de la route et faisons du stop-bus. Nous grimpons dans un bus-cama, mais sans place assise pour nous. Pas grave nous faisons la route avec les chauffeurs, l'ambiance est très sympa, et on rigole bien.
En plus, pour une fois que nous voyageons de jour, nous pouvons admirer le paysage et découvrir de très beaux endroits, comme par exemple ce lac magique, pas très loin de Cochabamba, où nous allons retourner très bientôt :-)
Mardi 18 août
2009
Fête nationale
C'est fou comme le patriotisme nous prend dès que nous sommes loin de notre très chère Suisse.
Le premier août a été dignement fêté à Cochabamba cette année.
Comme nous sommes plusieurs volontaires suisses dans le coin et que le plan proposé par l'ambassade (repas classe, plein de gens, discours officiel et tout le tintouin) nous a paru un peu impersonnel, nous avons décidé de réunir tout le monde à la maison. Et comme vous allez le constater, aucun cliché n'a été épargné....
Pour notre part, nous avons attaqué les préparatifs la veille, afin de mettre déjà en route le dîner et de bricoler quelques décorations. Le jour J, lever avant le soleil pour la cuisson des fameux petits pains du 1er août.
En milieu de matinée, Mathilde, Francesca et Giacomo nous ont rejoint pour un petit coup de main.
Aux alentours des 11 heures, les gens ont commencé à arriver, et nous avons dégusté un bon petit blanc dans le jardin.
Puis, place au repas: ragoût et polenta, un délice !
Pour les quatre heures, nous avons même eu le super plaisir de déguster une petite raclette, grâce au four d'Alessandra avec du fromage de la fromagerie Suisse de Bolivie... Un régal !
Puis, comme le jour commençait à baisser, nous sommes rentré afin d'écouter l'hymne nationale, puis place à la fête, ambiance assurée grâce à Edwin et sa guitare !
Après avoir fait honneur aux desserts et au café, nous sommes tous sorti dans le parc afin d'assister au traditionnel feu d'artifice !
Et enfin, retour à la maison où la fête a continuer à battre son plein jusque tôt le lendemain...
Que viva Suiza !