Jeudi 11 juin 2009
Tinku, quand tu nous tiens !

Nous vous avions laissé sur un week-end à la Paz et voilà qu'un mois plus tard, on remet ça !

Non pas que nous soyons devenu accro à la fondue :-)

Ce week-end, c'est le Grand Poder, une fête religieuse où il y'a un défilé digne de celui d'Oruro. Comme nous avons des danses à rattraper, nous sautons sur l'occasion !

En plus, ce week-end il y'a beaucoup de choses à fêter: l'anniversaire de Sandrine, le départ d'Aude et Javier...

Nous quittons Cochabamba le jeudi soir à 22h. Nous pouvons ainsi profiter de quelques jours à la Paz. Le temps de s'acclimater, faire quelques courses, danser comme des fous, récupérer...

Nous voyageons dans un très bon bus où on nous a même distribué des couvertures... Mais malgré ça, et notre sac de couchage militaire, nous sentirons bien le froid mordant des nuits d'hiver sur les altiplanos!
Nous arriverons congelés à la Paz et on ne se réchauffera pas avant le samedi!
Dans l'hôtel, il fait froid partout, le lit est glacial et il ne faut pas bouger d'un poil car à peine un pied bougé, le voilà sur un drap gelé... Brrr.... heureusement on est bien équipé !

 Nous retrouvons Aude et Javier et allons avec plaisir nous perdre dans les marchés artisanaux. Nous achetons des tapis magnifiques afin de tenter d'isoler un peu notre maison, où il fait très froid en ce moment, ainsi que des gants, des bonnets et une bonne veste pour Jeremy.

Le soir, soirée sushi pour fêter l'anniversaire de Sandrine. Un régal !

Le samedi, nous n'allons entrer dans le défilé que vers les 14h. Étant maintenant habitués aux éternels retards des Ch'aukas, nous planifions une bonne grasse matinée. A 7h, le téléphone sonne, le groupe est arrivé à la Paz, ils voudraient qu'on les rejoignent.
Finalement, on se donne rendez-vous au départ du défilé à 11h30, car même si  notre groupe est le champion du retard, le défilé du Gran Poder est réputé pour partir à l'heure.

A midi, nous sommes sur les lieux. Il fait beau, les températures sont presque agréables au soleil, et comme nous sommes les premiers, on boit quelques bières en visitant le marché.

A une heure, toujours personne. Nous sommes supposé entrer avec une fraternité de la Paz, et leur chef vient nous demander où est passé le reste du groupe car on doit se préparer.
Nous appelons nos chers amis : "on est sur la route, on arrive dans cinq minutes!"

A deux heures moins quart, personne. Les autres commencent à se mettre en rang, l'orchestre entame les refrains de Tinku. Nous sommes les seuls Ch'aukas à l'horizon...
Nous appelons de nouveau: "on arrive dans cinq minutes!" Tut tut tut...

Deux heures, le défilé se met en route... sans nous, car bien entendu personne n'est arrivé!
Nous appelons pour les prévenir que le cortège est parti : "Mince! on arrive, on est sur la route, on est là dans 5 minutes.."

Et le cortège a suivi son cours, nous avons regardé les autres groupes partir sous nos yeux, pour une fois à l'heure et sans nous... Pffff... décidément !

A trois heures moins quart, nous apercevons au loin les plumes des chapeaux de notre groupe. Ils arrivent en courant, bien entendu personne ne s'excuse et hop, nous courons tous pour rattraper le reste du cortège. Heureusement, ça n'avance pas très vite et ils ne sont pas si loin que ça.
On arrive tout de même à choper nos chefs pour leur tirer un peu les oreilles: "oui, mais les bouchons..." "enfin, depuis 7h du mat, pour traverser la ville, ça devrait être faisable, non ?" Après investigations, on apprend que comme d'habitude, certains étaient prêts à l'heure, mais d'autres ont occupés leur temps à boire et ronflaient à poing fermé à l'heure du départ.
Enfin, on sait comment ils sont!


A présent, place à la fête! Nous nous mettons dans l'ambiance et c'est parti pour 7 heures de danse folle dans les rues de la Paz. Il y'a un monde fou, et les gens interrompent le défilé pour venir prendre des photos, danser un peu avec nous, l'ambiance est extra.
Nous arrivons au bout à 20h, les pieds tous endoloris, la tête qui tourne... On perd tout le monde dans la foule et on se retrouve les deux.
Impossible de trouver un taxi, on marche dans les rues, un peu pompettes, complètement déphasé pensant qu'il est 4 heures du matin, alors qu'il est à peine neuf heures, et tentons de regagner notre hôtel avant que le froid nous congèle.
Péniblement, nous y arrivons, et on s'écroule dans notre lit glacial pour une bonne nuit de sommeil.

Le dimanche, nous allons manger une dernière fois tous les quatre, et direction le terminal. Aude et Javier vont rester à la Paz et de là prendre leurs correspondance pour rentrer.
Tout le monde est triste, mais ce fut une belle rencontre et nous garderons contact.

 

Au retour, le chauffeur a visiblement décidé de ne pas se laisser abattre par le froid et a mis le chauffage sur maximum. Résultat, en t-shirt et pantalons retroussés, on dégouline... C'est long, vivement qu'on sorte pour un peu de fraicheur :-)
Décidément, il n'y a pas de milieu !

 

<Retour au menu>